
Volume 1, numéro 4, avril 2012
Volume 1, numéro 3, mars 2012
Volume 1, numéro 2, février 2012
Volume 1, numéro 1, janvier 2012
« Faire de la politique autrement » c’était le souhait de Louise Beaudoin au moment d’expliquer sa démission du Parti Québécois après plus de quarante ans de militance. C’est aussi l’objectif que se sont donnés les députés Bernard Drainville et Sylvain Pagé dans des propositions présentées cette fois aux instances du Parti Québécois qui en débattra à son prochain Conseil national, si ce dernier n’est pas éternellement reporté.
Cette note de recherche vise à alimenter notre réflexion sur la social-démocratie renouvelée à partir des contenus avancés lors du colloque « Pour une social-démocratie renouvelée », qui a eu lieu le 24 octobre dernier à la Société des arts technologiques*. J’aborderai ici dans le désordre quelques points soulevés au cours de cet événement, quitte à formuler une synthèse de ma pensée à la toute fin.
Pour saluer la mémoire de notre ami Michel Doré, qui fut l’initiateur de la démarche qui a mené à la création du chantier pour le renouvellement de la social-démocratie, nous reproduisons ici son texte paru dans l’édition du 14 septembre 2011 du quotidien Le Devoir, avec l’introduction de Marcel Fournier qui le précédait.
Les États généraux de l’économie sociale et solidaire (ÉSS), qui se sont tenus les 17, 18 et 19 juin dernier, se déroulaient dans l’ancien Palais de la bourse de Paris, aujourd’hui le Palais Brongniart, un lieu hautement symbolique pour débattre d’une autre économie et avancer des projets dans cette direction.
Séminaire de réflexion sur le renouvellement de la social-démocratie Montréal, le 19 mai 2011
Dans cette intervention, je propose de revenir sur l’ensemble des travaux qui sont les miens, à travers une présentation consacrée aux crises et aux mutations de la social-démocratie en Europe de l’Ouest.
La chute du Bloc, recul pour la souveraineté ? Non, plutôt le début du combat décisif pour la souveraineté. Alors que certains préfèrent s’extasier sur les succès du NPD au Québec, l’essentiel de l’événement historique que nous venons de vivre passe sous le couvert d’une analyse des humeurs partisanes : remontée de l’un ici, baisse de l’autre là. Or cet événement porte un nom, il s’agit de la division irréversible entre un Canada épris de ‘droitisation’ avec Harper et un Québec progressiste, porté plus que jamais par des enjeux sociaux d’équité et de justice. La société distincte, que les nationalistes traditionnels voulaient absolument aller chercher du côté de la langue et de l’identité, est là dans toute sa magnifique différence qui résume le combat politique à venir : celui de la reconnaissance d’une société politique souveraine qui portera le beau nom de pays Québec.
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La réflexion sur le renouvellement de la social-démocratie sera portée dans le cadre d’une aventure intellectuelle originale. Un consortium de recherche va se concerter pour conduire durant toute l’année des travaux qui prendront en charge l’un ou l’autre des grands questionnement soulevés par le texte de référence lancé par Benoît Lévesque, Michel Doré, Marilyse Lapierre et Yves Vaillancourt. Co-responsables, sous la coordination de l’Institut de recherche en économie contemporaine (Robert Laplante), de la mise en œuvre d’une programmation de travail qui fera une large place aux échanges et aux débats entre chercheurs et acteurs de la société civile, les membres et participants de ce consortium de recherche seront appelés à faire paraître sur le site Internet des textes faisant état de l’avancement de la réflexion. Divers événements vont ponctuer le parcours qui devrait déboucher sur un grand rendez-vous public à l’automne 2010. Le consortium est formé des membres suivants : le CÉRIUM (Pascale Dufour), la Chaire du Canada Mondialisation, citoyenneté et démocratie (Joseph-Yvon Thériault, titulaire), l’Observatoire de l’Administration publique ( Louis Côté, directeur), les Éditions Vie Économique (Gilles Bourque, coordonnateur) et de deux équipes de partenaires, dont l’une réunie autour de Denise Proulx, de GaïaPresse, et Lucie Sauvé, de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative en environnement, et l’autre rassemblée autour de Christian Jetté de l’Université de Montréal et Lucie Dumais de l’UQAM.
L’importance, pour ne pas dire l’urgence d’organiser la réflexion collective sur l’état de notre démocratie et l’avenir de notre société devrait nous interpeller puissamment. Il se présente en effet des moments qu’il faut saisir dans l’histoire des peuples quand les vieux modèles, épuisés, atteignent leurs limites et conduisent à de nouvelles impasses. Le Québec est rendu à l’un de ses moments.